Le dessin animé a une réputation de divertissement anodin.
Elle est fausse.
Cet art a un passé riche et divers, ce médium dispose de toutes les puissances du cinéma, cette industrie a pris des proportions colossales. Elle a investi la vie quotidienne des enfants, qu’elle forme désormais, en bien et en mal. Aussi est-il important de considérer de quoi est fait ce « bombardement », qu’on soit parent, éducateur, réalisateur, programmateur ou spectateur.
Psychanalyse des dessins animés analyse toutes les facettes de ce phénomène : la nature très diverse des productions auxquelles les enfants ont accès, la compréhension et les besoins spécifiques aux divers âges, les effets pernicieux, les effets bénéfiques, le mercantilisme irresponsable, la gestion, avec les enfants, de ce foisonnement tel qu’il est.
L’engouement actuel pour le cinéma d’animation amènera de toutes façons de bonnes choses, la révélation et le développement de nouveaux auteurs et producteurs, qui vont nous enrichir.
Mais notre belle magie, à nous les cinéastes, a ses limites. Quelle que soit l’excellence des films, Geneviève Djénati rappelle qu’il faut des humains en chair et en os, de vrais adultes bienveillants qui accompagnent les enfants physiquement et moralement.
Michel Ocelot
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